Les troubles sexuels masculins
L’état psychologique d’un homme affecte son état sexuel. Le stress, l’anxiété, la peur de ne pas être à la hauteur sexuellement par exemple, sont des facteurs psychiques qui peuvent être à l’origine d’un trouble sexuel. Parmi les troubles sexuels masculins les plus communs, l’éjaculation précoce vient en tête de liste, devant le trouble érectile.

Sujet encore tabou, peu d’éjaculateurs précoces consultent des professionnels pour solutionner leur trouble. Cette incapacité à maitriser son niveau d’excitation sexuelle pendant un rapport sexuel provoque un délai d’éjaculation écourté et le développement d’émotions négatives, telle qu’une frustration, pouvant amener à éviter tout rapport sexuel.

L’éjaculation précoce primaire ou permanente apparait dès la première expérience sexuelle et s’avère récurrente tout au long de la vie, avec généralement une aggravation avec l’âge. L’éjaculation précoce acquise ou secondaire se manifeste après une période de contrôle normal de l’éjaculation, à un moment donné de la vie de l’homme.

L’éjaculation précoce subjective, qui se manifeste de façon irrégulière, ou l’éjaculation précoce variable, lorsque la durée du rapport sexuel varie constamment de manière imprévisible, n’est pas à considérer comme une dysfonction sexuelle. Il s’agit de variations normales de la performance sexuelle.

Parmi les solutions aux effets ponctuels et non définitifs, l’éjaculation peut être retardée en désensibilisant le gland du pénis avec un anesthésique local, appliqué sous forme de spray ou de crèmes, quelques temps avant le rapport que l’on désire prolonger. Il existe aussi des préservatifs retardateurs contenant un anesthésique.

Priligy, ces pilules à base de dapoxetine délivrées sous prescription médicale, ont donné des résultats satisfaisants, en multipliant par trois le délai de l’éjaculation. Le comprimé se consomme 1 à 3 heures avant l’activité sexuelle pour un effet de quelques heures.

Pour une solution permanente mais non pas immédiate, la thérapie comportementale permet au patient de mieux identifier les différents niveaux d’excitation et d’adapter son comportement pour une maitrise parfaite. Ces thérapies incluent des exercices de respiration, de relaxation musculaire, de renforcement du muscle PC et des techniques visant à interrompre la pénétration ou à effectuer une compression pénienne.

Ces programmes se basent sur des exercices de rééducation sexuelle et techniques brèves comportementales et garantissent des résultats permanents. Ils peuvent se suivre seul ou en 2. La participation de la femme vise à réduire l’anxiété liée à la performance sexuelle.

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